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Dossier spécial 2016 : Démarrer
en mode « start up »

Faites jouer l'effet réseau

Booster son activité, actionner les bons leviers, multiplier les rencontres, réseauter tous azimuts... Les startups n'y vont pas par quatre chemins. « Elles le font toutes. Comme les entrepreneurs sont souvent jeunes, ils s'appuient les uns sur les autres, et notamment sur leurs pairs. C'est générationnel : ils se connectent entre eux, échangent, se nourrissent de leurs expériences respectives. Cette démarche est inscrite dans leur ADN », constate Hugues Franc, administrateur de Réseau Entreprendre Paris et créateur du réseau international Beeleev.

Reste cependant à frapper aux portes. « Quand je me suis lancé, je ne connaissais personne. Mais en intégrant la première promotion de l'accélérateur Camping puis en rejoignant l'incubateur TIC Valley de Toulouse, je me suis connecté à la totalité des entrepreneurs toulousains et j'ai commencé à fréquenter les points chauds de la ville. En quelques mois, j'ai pu rencontrer des dizaines de personnes oeuvrant dans l'écosystème startup. Avec à la clé des rencontres décisives, et notamment des investisseurs », raconte Boris Mounet, créateur de Meet My Designer, une plateforme de crowdfunding destinée aux créateurs de mode. Cette démarche graduelle est commune à nombre d'entrepreneurs : ils commencent par des réseaux locaux (incubateur, accélérateur, pépinière, pôle de compétitivité, tiers lieux, structure d'accompagnement à la création...) puis élargissent le cercle en participant à des événements (startup week-end, concours de pitch, cérémonie de remise de prix...). Un bon moyen de faire des connaissances, et de taper dans l'oeil des investisseurs. « J'ai raisonné et construit mon réseau par cercles. Aujourd'hui, il est non seulement toulousain mais également parisien. Grâce à cette démarche, en un mail, je peux toucher 500 personnes », poursuit Boris Mounet qui est entré en contact avec plusieurs business angels de la capitale pour une prochaine levée de fonds.

Lieux de rencontres mais aussi lieux d'apprentissage, les réseaux permettent de progresser. « Pour l'entrepreneur, il est important de s'entourer, de ne pas rester seul face à ses doutes. En fréquentant ses pairs, il rompt la solitude tout en profitant d'un savoir-faire technique », mentionne Hugues Franc. Car, qui mieux qu'un entrepreneur peut comprendre ce que vit un autre entrepreneur ? C'est sur ce constat que plusieurs réseaux et structures d'aide à la création d'entreprise (Réseau Entreprendre, Moovjee, IME...) ont mis en place des systèmes d'accompagnement personnalisé entre chefs d'entreprise expérimentés et jeunes créateurs. Prise de recul, partage d'expériences, vision stratégique, mises en contact... Parrains et mentors guident les créateurs en quête de conseils. Juliette Parcevaux, créatrice de Dessine-moi un soulier (chaussures personnalisables) et lauréate du Moovjee, profite du système de mentorat proposé par l'association. « Mon mentor est une spécialiste de la mode, elle m'apporte du recul sur le marché, l'univers de la marque et me met en relation avec des professionnels du secteur. Mais surtout, elle me fait parler, m'écoute et m'aide à regarder droit dans les yeux les problèmes que je n'ai pas forcément envie d'affronter. Avec elle, j'apprends à me positionner et à incarner mon rôle de chef d'entreprise », raconte la jeune créatrice.

Témoignage...

Clément Scellier et Bastien Rabastens, Jimini's

Ils ont construit un réseau de jeunes entrepreneurs.

Le réseautage, c'est leur dada ! Clément Scellier et Bastien Rabastens, amis et fondateurs de Jimini's (vente d'insectes en box pour l'apéro, disponibles en 5 assaisonnements), ont construit leur réseau doucement mais sûrement. « Nous avons commencé par du networking, en participant à des conférences, des apéros entrepreneurs... L'idée était de faire connaître notre concept et de rencontrer d'autres startuppers pour nous familiariser avec l'écosystème digital », explique Clément Scellier. En parallèle, les deux entrepreneurs intègrent l'incubateur Incuba'School et s'inscrivent à plusieurs concours (Petit Poucet, Moovjee...). À force de réseauter avec leurs pairs, les portes s'ouvrent et les contacts qualifiés se multiplient. « Grâce aux amis de nos amis, nous avons rencontré le directeur achats des Galeries Lafayette », raconte le jeune créateur qui a également su profiter des concours auxquels il a participé. « Nous n'avons pas toujours gagné le premier prix mais certains membres de jury nous ont aidé. Certains en finançant des voyages d'études à l'étranger, d'autres, comme EY, en nous offrant des heures de conseil. » Conscients que l'union fait la force, Clément Scellier a créé en 2014 avec 6 autres startups de l'agroalimentaire (Borderline, Marlette, Gallia...), le collectif Generation Food. L'idée : s'entraider entre jeunes entrepreneurs pour multiplier les forces, créer des synergies et instaurer une dynamique de groupe. « À peine 0,5 % des entreprises agroalimentaires représentent 50 % du chiffre d'affaires du secteur... En additionnant les compétences de plusieurs startups et en agissant collectivement, nous pourrons peser sur la distribution et développer nos business », revendique Clément Scellier. Et ça marche plutôt bien. Lors de l'édition 2014 du SIAL (Salon International de l'Alimentation), Jimini's a partagé un stand avec les entreprises du collectif. « Seuls, nous n'aurions jamais pu participer à ce salon international. Les tarifs sont bien trop élevés. » Les startups du collectif se serrent également les coudes et mutualisent les frais logistiques pour réduire leurs coûts de transport. « La liste de nos actions communes est longue : nous organisons des apéros de l'Agro au cours desquels nous partageons nos expériences entre entreprises du secteur. Nous accueillons également des porteurs de projet pour les aider à faire éclore leur projet. En 2016, notre mouvement sera composé d'une vingtaine de startups », pronostique Clément Scellier. Soit autant de ressources humaines supplémentaires désireuses d'interagir ensemble et de s'aider mutuellement.

Éléments clés
  • Date de création : octobre 2012.
  • Effectif : 9 personnes.
  • Chiffre d'affaires : 420 000 €.

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