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Dossier spécial 2014 :
Faire du business grâce au numérique

Se former au net et faire grandir son projet

Que vous soyez geek ou débutant, le Net regorge de ressources pour vous former à la création d'entreprise. Le panel des possibilités est large : de la formation au développement de sites web à l'incubateur dédié aux start-up du Net, il y en a pour tous les projets et tous les créateurs, ou presque.

Se former au numérique

Bien sûr, pour se former, il y a les écoles « classiques ». Mais pour mieux comprendre les enjeux du Web 2.0, pour connaître les tendances, pour accéder à des ateliers techniques, des alternatives se développent. L'un des derniers exemples en date de ces formations au numérique est Simplon.co. Cette formation, via une immersion de six mois dans le monde de l'entrepreneuriat, permet aux futurs créateurs d'apprendre un langage informatique. L'ambition ? Propulser de futurs succès du Web. La première session, ouverte à 24 personnes, s'est déroulée fin 2013. Leur profil ? Des porteurs de projets qui ont l'idée mais pas les compétences techniques ou, au contraire, des pros du Web, des développeurs qui voudraient transformer leur savoir technique en entreprise. Durant les six mois du programme, différents mentors accompagnent les « Simploniens » dans la construction de leur projet entrepreneurial. Ils leur inculquent l'essentiel des étapes de développement d'une start-up. À noter : les futurs entrepreneurs sont, dans ce cadre, rémunérés via un contrat de professionnalisation.

Localement, des structures peuvent également donner un sérieux coup de pouce. Ainsi se sont développées dans plusieurs villes des « écoles du Web ». À Tours, à Orléans, dans le Jura, à Dijon, etc., ces Webschools sont gratuites et ouvertes à tous. Via des ateliers réguliers, elles permettent de s'initier aux arcanes du Web 2.0. Informer sur les possibilités qu'offre le Web pour accélérer le développement d'une entreprise, mieux connaître le comportement du consommateur sur le Web, tout savoir sur l'open data font partie des thèmes qui y sont abordés, parmi bien d'autres.

De son côté, la Cuisine du Web, à Lyon, vise à favoriser l'entrepreneuriat web. Cette association d'entrepreneurs pour les entrepreneurs propose des ateliers, du coworking, des rencontres. Le but ? Fédérer l'écosystème entrepreneurial du Web pour le renforcer et faire grandir les entreprises du secteur. Encore faim de Web 2.0 ? Le réseau des Cantines est un incontournable. De Paris à Rennes en passant par Nantes et Toulouse, ces « cantines du numérique » sont des lieux polymorphes, à la fois lieux d'échanges, de formation et de travail collaboratif en réseau (coworking).

Des incubateurs aux accélérateurs pour booster votre projet

Votre projet prend forme ? Il est temps de passer aux travaux pratiques. Sur le Net, la prime au premier entrant est bien réelle. Il s'agit donc de passer rapidement à la phase test, de troquer les dizaines de pages noircies de business plans par la construction de business model tests. Du coup, des structures d'accueil de créateurs peuvent être bien précieuses au démarrage. C'est le cas des accélérateurs, des incubateurs et des pépinières.

Inspirés du Y Combinator de la Silicon Valley, les accélérateurs accompagnent les start-up du numérique vers la construction de modèles économiques pertinents et pérennes. Dans ces structures, des experts coachent les porteurs de projets, sélectionnés sur dossier. En échange, les accélérateurs prennent parfois une participation au capital. Au menu, émulation entre porteurs de projets et travail en équipe. Ces accélérateurs permettent d'acquérir des réflexes d'entrepreneurs, d'étoffer son carnet d'adresses, voire de lever des fonds. Parmi ces structures, on trouve, par exemple, Le Camping (Paris et Toulouse), L'Accélérateur et Dojoboost (Paris), BoostInLyon (Lyon).

Les incubateurs, plus nombreux, accueillent et accompagnent les entreprises en herbe jusqu'à leur création. On les trouve dans les écoles de commerce ou d'ingénieur, mais aussi ailleurs. De la fédération Pionnières à Paris Incubateurs, en passant par le futur incubateur géant financé par Xavier Niel, les structures de ce type, plus particulièrement dédiées aux entreprises innovantes ou du numérique, sont multiples. Ici encore, la sélection se fait sur la qualité du projet, en général après une période de pré-incubation. L'incubation dure en moyenne 12 mois. L'intérêt : les porteurs de projets disposent de locaux, de services et d'outils mutualisés, d'ateliers, de coaching, etc., contre des tarifs variables, de 300 à 1 000 euros par mois selon la taille de l'entreprise.

Une fois lancé, si vous avez encore besoin d'une structure autour de vous, les pépinières sont là. Ce sont des espaces destinés aux jeunes entreprises qui ont encore besoin d'être accompagnées durant leurs débuts. Moins formels, les espaces de coworking permettent également de trouver un toit pour votre start-up avec des coûts mutualisés, mais aussi et surtout d'échanger avec d'autres entrepreneurs du Web. Précieux ! La dernière tendance ? Faire de ces espaces de coworking hébergeant entrepreneurs et free-lance des lieux d'apprentissage. À Paris, la Mutinerie a ainsi lancé à la rentrée 2013 une « école » avec des formations ponctuelles et ciblées autour de trois axes : technologie web, design et business. Formation, échange, networking, coworking : de quoi faire grandir de nouveaux entrepreneurs du numérique !

Pour aller plus loin...

Crowdfunding, quand le Net finance votre projet

Trouver des fonds auprès des internautes pour lancer votre entreprise ? C'est la formule en plein développement du crowdfunding. La pratique, encore récente, gagne du terrain. En 2012, 60 000 projets ont été financés pour une valeur de 40 millions d'euros, selon l'association Financement participatif France. Certains sont des sites reposant sur la prise de participations au capital. En parallèle, d'autres sites se veulent des intermédiaires entre porteurs de projets et internautes, avec des prêts ou du pré-achat de produits ou de services. Ulule, Babyloan, Friendsclear, Ma Success Story, Wiseed, KissKissBankBank, Mutuzz, Kickstarter, Octopousse, Anaxago, Finance utile, Smart Angels : les acteurs sont nombreux. De quoi trouver la plate-forme la plus adaptée à votre projet.

Le point de vue de l'expert...

Noreen O'Shea, enseignant-chercheur et coordinateur du master Entrepreneuriat et développement d'activités innovantes (Novancia Business School Paris)

Quelles sont les grandes tendances du business sur le Web ? Sur quels créneaux est-il possible de se lancer ?

Tout d'abord la diversification des produits vendus sur le Net, avec l'essor du e-commerce sur les marchés de la chaussure, des vêtements, de la déco, des fournitures de bureau et des produits de beauté. Ensuite la montée du mobile (montres et lunettes mobiles), du multicanal, du social shopping et enfin du big data. Ces tendances, identifiées dans une étude de McKinsey, présentent de nombreuses opportunités de créations d'entreprise. L'APCE, de son côté, dans son étude sur les secteurs porteurs en 2013 et 2014, évoque notamment la téléassistance, les logiciels libres et open source, les jeux en ligne et l'IT consulting.

Beaucoup de créateurs pensent que créer sur le Web demande moins d'investissements financiers que dans « le réel ». Une idée reçue selon vous ?

Lorsque l'on se lance dans le Web, on ne paie pas de loyer ni de vendeur, on n'investit pas dans l'aménagement de son magasin. Mais la concurrence est particulièrement rude, justement parce qu'il faut moins d'investissements au démarrage. Les entreprises sont donc contraintes de développer des moyens importants pour développer leur visibilité (achats de mots-clés, publicité...). C'est particulièrement vrai pour le marché des applications mobiles. Pour le e-commerce, il faut en plus prévoir des coûts logistiques qui peuvent être élevés, de même que la gestion des retours clients.

Faut-il absolument être un geek pour se lancer ?

À défaut d'être geek, il faut au minimum avoir quelqu'un dans son entourage qui s'y connaît bien en informatique, pour ne pas être dépassé.

Le Web, c'est aussi un outil précieux pour faire connaître son entreprise. Les TPE utilisent-elles suffisamment ce média ?

Une récente enquête de l'Ifop montre que près de la moitié des patrons de TPE ont un site internet pour leur entreprise, et 4 % un blog professionnel. 47 % seulement des dirigeants considèrent qu'Internet et les réseaux sociaux créent des opportunités en termes de développement de leur activité, et 28 % déclarent que ces médias leur font peur. C'est sans doute ce qui explique que les TPE les utilisent encore relativement peu...

Quels conseils donneriez-vous à un futur entrepreneur du Web ?

Les mêmes conseils qu'aux autres entrepreneurs : réaliser un benchmark en amont et bien réfléchir à la valeur ajoutée de son service/produit. Ensuite, savoir s'entourer, car un entrepreneur seul ne peut pas avoir toutes les compétences. Les entrepreneurs d'un même secteur mais non concurrents peuvent d'ailleurs avoir intérêt à se regrouper pour développer un site internet en commun. Ça permet de mutualiser les coûts de développement du site.

Quelles sont les erreurs à éviter ?

Sous-estimer les investissements nécessaires !

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