AccueilB.A BaDossier spécialCapital-risque : se lancer avec des professionnels à ses côtés !

CAPITAL-RISQUE : SE LANCER AVEC DES PROFESSIONNELS À SES CÔTÉS

Apporter du capital, leur réseau et leur expérience à la création et aux premières phases de développement d’une entreprise, tel est l’objectif poursuivi par les sociétés de capital-risque, qui visent ainsi un retour sur investissement.

Qu’est-ce que c’est ? Le capital-risque consiste pour des investisseurs professionnels à prendre des participations minoritaires dans le capital d’entreprises en création, afin de revendre à plus ou moins long terme leurs participations. Il s’agit en principe d’apports au capital social des entreprises, et non en compte courant, qui permettent de financer leur démarrage et leur croissance. C’est généralement un bon levier pour accéder au financement bancaire, la présence d’investisseurs professionnels rassurant les banques. Le capital-risque permet en outre aux entrepreneurs de profiter des conseils avisés de ces investisseurs, de leur expérience, de leur carnet d’adresses...

Pour qui ? En principe, les opérations de capital-risque sont réservées aux projets d’une certaine envergure, considérés à fort potentiel de développement, nécessitant des besoins financiers importants (de 500 000 à un million d’euros), souvent dans des secteurs innovants (nouvelles technologies de l’information et de la communication, nanotechnologies, biotechnologie, par exemple).

Qui contacter ? Le capital-risque peut être mis en oeuvre par des sociétés de capital-risque, des fonds de capital-risque, et par l’intermédiaire de FCPR (fonds communs de placement à risques), de FCPI (fonds communs de placements dans l’innovation) et de FIP (fonds d’investissement de proximité).
Les sociétés de capital-risque peuvent être privées ou semi-publiques, nationales ou régionales. La plupart sont regroupées au sein d’associations. Vous pouvez ainsi contacter l’Unicer, Union nationale des investisseurs en capital pour les entreprises régionales (www.unicer.asso.fr), ou encore l’Afic, Association française des investisseurs en capital (www.afic. asso.fr). Pour les FIP, consultez l’Autorité des marchés financiers (www. amf-france.org). Enfin, vous pouvez vous rapprocher des collectivités locales (services économiques du conseil régional, du conseil général), des chambres consulaires (chambres de commerce et d’industrie, et chambres de métiers et de l’artisanat) et des organismes de développement économique local.

Nos conseils : Les capitaux-risqueurs ayant pour objectif de réaliser une plus-value lors de la revente de leur participation, il est indispensable pour le créateur de réaliser un business plan sur trois ans qui mette en valeur ses perspectives de croissance et ses chances de réussite. Les capitaux- risqueurs sont également sensibles à l’aspect novateur du produit ou service proposé, ainsi qu’à la complémentarité des équipes.

SmartGrains,
Cédric Gepner, Aymeric Puech et Antoine Venet

« Un fonds de capital-risque, une réelle opportunité pour notre croissance et notre crédibilité. »

Un chiffre : 30 % du trafic automobile urbain est constitué par des véhicules qui cherchent une place pour se garer… En bref, une bonne part des bouchons et de la pollution pourrait être évitée si le stationnement était facilité. C’est le constat de départ de SmartGrains, une start-up créée en 2009 par trois jeunes entrepreneurs expérimentés (Ponts et Chaussées, Telecom, HEC). Aujourd’hui composée de neuf personnes, SmartGrains a mis au point des capteurs électroniques sans fil intelligents, qui s’installent sur les places de parking. Ces capteurs permettent de détecter l’arrivée et le départ d’un véhicule, et relaient cette information à un serveur. Les conducteurs peuvent ensuite être informés en temps réel des places libres grâce à un logiciel embarqué dans des terminaux mobiles, type iPhone, ou grâce à des panneaux signalétiques.

Un concept innovant qui exige des fonds. « Nous avons investi 75 000 €, se souvient Cédric Gepner. Ensuite, plusieurs concours, notamment le concours national d’aide à l’innovation (250 000 € en 2010), nous ont aidés à avancer. » Pour autant, les frais de développement sont lourds et les délais de commercialisation souvent longs. « Nous avons donc eu besoin de lever 500 000 €, souligne Cédric. Pour cela, nous avons sollicité de nombreux réseaux de business angels et des fonds de capital-risque. Un gros investissement en temps ! » Mais un investissement qui se révélera payant : la levée de fonds, réalisée en juin 2010, rassemble 4/5e de business angels et 1/5e de fonds, avec une valorisation de plusieurs millions d’euros : « En fait, nous avons découvert que notre profil n’était pas vraiment adapté pour le capitalrisque, analyse Cédric. SmartGrains était trop jeune, ne réalisant pas encore de chiffre d’affaires, et surtout, nous cherchions un montant trop faible… »
Effectivement, les fonds, qui cherchent une forte rentabilité, misent rarement moins de 500 000 € ou un million d’euros ! « Cependant, nous avons eu la chance d’attirer l’attention de Partech, un célèbre fonds d’investissement. » Si le montant de cette entrée au capital est confidentiel, les trois associés sont toutefois restés majoritaires. Et l’opportunité est belle : « Partech étant très reconnu, c’est un gage de confiance, qui facilite par exemple les choses face aux banquiers, souligne Cédric Gepner. Nous envisageons prochainement une deuxième levée de fonds et leur présence pourra attirer d’autres investisseurs. Partech pourra être beaucoup plus réactif s’ils sont intéressés et souhaitent soutenir notre croissance. »

Grâce à cette levée de fonds, SmartGrains également lauréat Cré’Acc 2009 (catégorie « création innovante »), a réussi à décrocher des contrats prometteurs avec des opérateurs de parkings parisiens.

Suivez l’aventure de Cédric, Aymeric et Antoine :
www.smartgrains.com